…ou comment avoir un bon comportement

Supposons que ce paragraphe soit utile, indispensable ?
pas vraiment. Il me donnerait bonne conscience alors que je suis bien dans mes baskets.

Lorsque nous prenons la route, nous ''essayons '' de respecter les règles, nous ''essayons'' de nous conformer au code '' de la route ''.
Si nous n'obéissons pas à ces règles, c'est la sanction, au mieux une amende, au pire, un accident et des victimes, des drames irréparables...

Alors pourquoi rédiger une Charte si nous passons notre temps à vivre en ''rebelle'' en Moi Je.

Soyons plutôt cohérent avec nous-même.

J'ai donc pris la décision d'évoquer des thèmes qui me sont chers, la façon dont nous percevons la vie, nous-même aujourd'hui, la manière dont nous gaspillons facilement notre temps, des choix que nous faisons, des responsabilités que nous pourrions assumer, enfin, le moyen d'être meillleur chaque jour et admettre que le seul roi de la Jungle, c'est le Lion, pas vous, pas moi.

J'ai connu des gens puissants sur des lits d'hôpital. humilité.

ALTRUISME

L’altruisme, une nécessité d’aujourd’hui

La relation maître-disciple, est-elle indispensable à l’épanouissement spirituel ?
Quand j’écrit un petit livre sur la méditation, du fait qu’on me demande souvent « Comment commencer? », je savais qu’ un petit manuel de méditation ne suffisait pas. Certes, ce manuel est fondé sur les enseignements et les paroles de maîtres spirituels authentiques, mais rien ne remplace une transmission vivante. Mais vers qui se tourner ?
Au Tibet, tout le monde sait où il y a des maîtres spirituels, des ermites, ça fait partie de la vie de tous les jours. Ici, ils sont présents, bien sûr, mais cela fait moins partie de notre culture.
Le Dalaï-lama propose de promouvoir les valeurs humaines indépendamment des religions.
Déjà, cela serait tellement énorme pour la société et cela pourrait toucher tout le monde.
Si nous mettions dans l’éducation les valeurs éthiques séculières comme la tolérance, la bienveillance, la coopération, cela aiderait beaucoup.
Le bouddhisme n’est pas une spiritualité théiste. Elle parle d’une perfection qui est présente en
nous tous, la » nature de Bouddha « .
Ces valeurs humaines que sont la bonté, la faculté de coopérer, l’empathie et le fait qu’on peut trouver la paix en soi, c’est cela la base….
Qui serait contre l’honnêteté, la bonté ? L’altruisme est une nécessité. La tolérance est une nécessité. Le fait de ne pas être complètement fasciné par la société de consommation, de savoir se contenter, est un grand soutien dans l’existence. Le fait de ressentir un sentiment de plénitude n’est-il pas précieux dans notre existence, du jour de notre naissance jusqu’au jour de
notre mort ? La religion est un choix facultatif qui regarde tout un chacun.
Si vous voulez utiliser la religion pour approfondir l’amour altruiste, l’amplifier, le multiplier, cela vous appartient. Le Dalaï-lama dit souvent qu’en tant qu’être humain, il souhaite promouvoir les valeurs humaines et en tant que moine bouddhiste, il souhaite promouvoir l’harmonie entre les religions. Il dit : « Jusqu’à ma mort je poursuivrai la promotion de ces deux
points ».
Le plus important, c’est de promouvoir l’amour altruiste, tout le reste suit. Sans bienveillance, sollicitude, considération pour l’autre, rien ne marche. C’est « le corps » de Plaidoyer pour l’altruisme qui vient d’être publié.
L’altruisme n’est pas une utopie, un idéal naïf, un luxe qu’on peut se payer quand tout va bien, c’est une nécessité.

Matthieu Ricard

SOLIDARITÉ

Le besoin d'aider sans contre-partie

Des tensions peuvent remettre en cause la solidarité .

La solidarité privée apparaît plus spontanée, plus souple et plus réactive. Elle préserve le lien social de manière plus lisible, plus personnalisée et joue un rôle majeur dans le maintien de « l'affiliation sociale ». Mais elle comporte aussi des facteurs de fragilité.

Le premier acteur de la solidarité privée est évidemment la famille, dans sa dimension nucléaire mais aussi dans sa forme élargie, notamment aux ascendants et descendants. Les transferts intergénérationnels sont loin d'être négligeables dans la société française, qu'ils prennent une forme monétaire ou qu'ils se traduisent par des aides en nature ou des services.

Cette fonction de protection intrafamiliale bénéficie par exemple fortement aux jeunes, au moment transitoire souvent délicat de l'entrée dans la vie active. Le document 4 montre que, dans la génération des 18-25 ans, le recours aux parents en cas de difficultés quotidiennes est largement la première source de la protection, les grands-parents intervenant parfois en « deuxième rempart ».
Au total, le groupe familial proche est plus sollicité que le groupe de « pairs » (amis ou conjoint).

La solidarité peut aussi s'exercer à travers l'adhésion et la participation à une association. On estime à plus d'un tiers la part des personnes appartenant en France à au moins une association. Si les motivations d'adhésion ne sont pas nécessairement altruistes, ce maillage social entretient des solidarités de proximité qui renforcent ou maintiennent l'intégration sociale de nombreuses personnes à travers un projet commun.

Les fondements de la cohésion sociale construisent, dans la France contemporaine, un socle de solidarité collective, institutionnelle, représentée par les différents mécanismes qui constituent la protection sociale. Devant les défis que celle-ci doit affronter, notamment la question cruciale de son financement, le corps social se réapproprie en partie cette fonction de rempart contre les difficultés de la vie en complétant la redistribution monétaire collective par des échanges privés de biens, de services et d'argent au sein du groupe familial ou dans le cadre associatif. Ces deux dimensions sont plus complémentaires qu'antagonistes. Tout ne peut pas venir, dans ce domaine, des institutions publiques : le risque serait que les individus perdent le sens même du lien que la solidarité doit entretenir, en la déléguant à une puissance tutélaire désincarnée. Mais à l'inverse, il existe une limite à la capacité de prise en charge privée de la détresse sociale qui aujourd'hui fait tache d'huile. La solution réside alors, peut-être, dans un resserrement de cette protection autour des segments de la population les plus vulnérables, en le faisant admettre par ceux pour qui ce bouclier est moins nécessaire.

BIENVEILLANCE ET ETHIQUE

Pas d'éthique sans bienveillance

Tout l'enjeu est de déterminer les moyens à mettre en oeuvre pour changer les comportements individuels afin d'amener de la bienveillance au sein des organisations.
Un tel changement repose sur trois séquences.
La première est d'être convaincu de l'intérêt de changer. « C'est ce qu'on appelle l'étape
motivationnelle. Dans le cadre de la bienveillance, cette démarche doit s'appuyer sur un rééférentiel rationnel plus que moral. En quoi des relations bienveillantes permettent d'être plus efficace ? Quel bénéfice personnel peut-on en tirer ? Quelles sont les
conséquences de l'abscence de bienveillance dans les relations ? « explique cet expert. La seconde étape repose sur la méthode de changement comportemental. « Elle suppose d'être précis sur quels comportements faire évoluer, dans quelle circonstance, et avec qui.
Puis il s'agit de tester le changement par petites étapes en commençant par ce qui est facile « .
La troisième étape enfin repose sur le fait que pour être encouragé à changer, il est plus efficace de se mettre sous prression, « à la fois pour y penser et pour ne pas se laisser déborder par les habitudes et toutes les autres préoccupations qui remplissent nos
journées.

L'une des pression les plus efficaces est le regard des autres. En leur annonçant notre intention de changer et en leur demandant de porter leur regard, bienveillant bien-sûr, sur ces changements, cela engage et aie à se rappeler qu'il faut le faire.
Typiquement préoccupation du XXIe siècle, la bienveillance pose la double question du vouloir et du pouvoir au coeur de toute organisation, particulièrement intéressante à prendre en compte dans la détection et la gestion des potentiels de ceux qui seront à la tête des structures de demain.
Ce, pour cinq raisons majeures.
La première se rapporte aux méthodologies classiques d'identification des potentiels qui sont souvent appliqués comme des filtres d'exclusion, sans bienveillance, à la manière d'un tamis organisationnel. Grande erreur dans la mesure où un tel dispositif laisse de côté des profils pourtant parés de qualités réelles.

La seconde se rattache aux pratiques de sélection actuelles qui se fondent largement sur les profils existant déjà en interne.Or, la bienveillance permettrait de pouvoir prendre aussi en compte d'autres profils potentiels.
La troisième concerne le fait que l'incertitude croissante appelle des approches disruptives, avec en particulier des méthodes de détection qui doivent laisser davantage de place à des entrées de profils à la fois plus jeunes et plus âgés. Une bienveillance générationnelle s'impose à l'autre.

La quatrième se nourrit du constat selon lequel la création de start-ups et l'engouement pour l'entrepreunariat conduit à repenser les critères loin de ceux de la grande entreprise.
L'apprentissage de la réussite et de l'échec a des conséquences plus intenses dans la petite structure. La bienveillance amène à envisager l'échec et la réussite avec des prismes différents.

Enfin, la cinquième raison tient à ce que la bienveillance devrait êtrre prise en compte à la manière d'un critère de potentiel, lequel se rapporte le plus souvent aux seules capacités intellectuelles, de prise de décision, d'adaptation ou bien encore d'énergie.
Le fait d'exercer un management reconnu comme bienveillant pourrait entrer légitimement dans la liste des critères de détection et de développement du haut potentiel.

En tout état de cause, rien ne pourra garantir dee manière définitive la réussite d'une culture de bienveillance. Il faut parfois des années pour la construire et quelques mois pour la détruire. Néanmoins, l'art et la manière de pratiquer la bienveillance ne peut
qu'encourager les individus qui en sont natuellement prédisposés à la manifesteer le plus largement possible tant dans leur organisation que dans leur vie quotidienne.

D'autant qu'en notre époque où il est beaucoup question d'éthique des relations de travail, la bienveillance ne paraît pas optionnelle mais essentielle, puisque la volonté du bien constitue un principe de l'éthique. Or, à quoi ressemblerait une éthique qui n'aurait pas en son coeur la bienveillance ?

Eric Albert

La Famille, le Groupe, l'équipe, les amis

Ainsi nous ne serions pas débarrassés de l'instinct troupeau ? Pas vraiment.

A moins d'être Siméon le Stylite ? L'homme a besoin de faire partie intégrante de groupes sociaux – famillle, clubs, associations, mais aussi entreprise, commune, région, nation, religion etc. - avec lesquels il partage certaines caractéristiques - goûts, activités, opinions, valeurs, convictions, statut social et . - ce qui est un moyen à la fois de se reconnaître et d'être reconnu, d'accepter et de se sentir accepté, donc d'exister, par l'intermédiaire du regard de l'autre qui nous identifie comme un pair.

Ce qui fait du besoin d'appartenance un besoin aussi fondamental – et complémentaire de – que le besoin d'amour, d'affection de reconnaissance et les deux se nourrissent mutuellement.

Nous avons tous vécu de bons moments que nous conservont précieusement.

Ce sentiment d'appartenance participe de la dimension sociale de notre identité et reste en mouvement tout au long de notre vie, de nos affiliations, de nos passages d'un groupe à un autre, avec toutes les influences que celui-ci peut exercer – ou cesser d'exercer . Il est à la fois le reflet et l'expression de cette identité sociale et est nécessaire à l'équilibre psychologique.
Dans une société qui pousse à l'individualisme et brouille les repères par l'accélération des changements, certains peuvent avoir du mal à combler leur besoin d'intégration sociale et vivent davantage de solitude qu'ils ne le souhaiteraient.
Inversement, lorsqu'il est comblé, ce besoin d'appartenance sociale participe à la satisfacction d'autres besoins : reconnaissance, amour et affection etc., ainsi qu'au renforcement de l'estime de soi.

PM

Comment acquérir enfin tolérance et non-violence, sinon en se plaçant du point de vue de l'autre, savoir de l'autre côté ?

Michel Serres