Mobilité

Les dépenses de transports

Quel est l'impact financier de l'étalement urbain et des mobilités qu'il induit, pour les ménages ?

 



C'est donc surtout le coût résidentiel pour les ménages, et en particulier l'impact des déplacements domicile-travail, que l'étude s'est attachée à mesurer. Face à l'augmentation du poids des dépenses de logement ces dernières années, de nombreux ménages sont contraints de s'éloigner des centres urbains pour retrouver des prix du foncier moins élevés.
Cependant, cet éloignement engendre de nouvelles contraintes en termes de déplacements, en particulier pour les trajets domicile-travail, mais parfois également pour l'accès aux commerces, aux services ou aux loisirs.

 



"Ce ne sont pas les prix de l'énergie ou du carburant, relativement stables sur les trente dernières années, qui précipitent les ménages dans la vulnérabilité du fait du coût du logement et de la mobilité, mais l'augmentation non maîtrisée des coûts de l'immobilier et des besoins de mobilité", concluent les auteurs.

 



Pour eux, la lutte contre l'étalement urbain ne s'avérera efficace que reliée "aux objectifs de la ville durable, en matière de prix de l'immobilier, d'accès à l'emploi, aux services, aux réseaux de transports en commun, et aux réseaux d'énergie."
A charge, pour les collectivités, de prendre en compte le coût résidentiel dans leurs politiques d'urbanisation.

 



Selon cette étude, la part du budget que les ménages consacrent aux transports est passée de 11 à 15% entre 1960 et 2004. Avec un budget de 5 140 euros par an,

 




Depuis 40 ans, la domination de l’automobile s’est renforcée : les ménages effectuent aujourd’hui les deux tiers de leurs déplacements avec la voiture. Au niveau des tranports collectifs, on observe une inversion des tendances.