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L'Homme Bicentenaire

L'histoire d'un robot toujours tellement correct, tellement poli qui veut devenir humain

L'homme bicentenaire ne vieillit pas, il ne ressent rien.
Alors, il choisit de devenir un être humain avec toute sa complexité pour changer cela et d'autres choses. Il veut nous ressembler dans le bon comme dans le mauvais, dans notre beauté comme dans notre laideur.
Il renonce à l'immortalité pour vivre le bonheur, le merveilleux, l'excitation,  si brefs soient-ils.

 


Nous devons nous accommoder du progrès, des technologies, de la robotique, la domotique, de l'intelligence artificielle sans les craindre parce que nous ne sommes pas prêts d'être obsolète à moins de tous devenir cons.
Ne craignez pas un nouveau Frankenstein, un robot qui aurait une âme, ce n'est pas pour demain, c'est mon intuition, mon sixième sens...!

Commençons par mieux choisir, comprendre et interpréter nos propres musiques ; vérifiez juste que vous existez avant de vous lever chaque matin.




L’intelligence artificielle ne représente-t-elle pas aussi une chance pour l’humain, lui permettant de se libérer de contingences matérielles ?

Si on voulait se borner à considérer nos machines comme de simples outils, on pourrait effectivement concevoir que l’intelligence artificielle soit au service de la construction culturelle, symbolique de l’humain. Le recours à un outil reste facultatif. Mais le problème avec toute technologie, c’est qu’elle se veut hégémonique. Et l’aliénation commence dès que l’on perd l’initiative. L’intelligence artificielle veut être partout, et par là nous oblige à interagir avec elle : le choix de recourir ou non à l’outil a disparu. Pour cela, nous sommes forcés de nous comporter comme des machines. C’est ce que j’ai appelé dans un livre « le syndrome de la touche étoile » (l’Homme simplifié, Fayard, 2012). Nous sommes contraints de répondre à des injonctions abstraites et, dès lors, ne sommes plus considérés comme des êtres intelligents. Un neurobiologiste vous expliquera que l’interaction avec la machine sollicite les mêmes aires cérébrales que l’accomplissement d’automatismes. L’intelligence artificielle à l’œuvre sur Internet produit les mêmes effets : les moteurs de recherche et leurs algorithmes vous ballottent d’un lien à l’autre et vous éloignent de la réflexion. On ne lit pas, on balaie, métamorphosés en scanners.

Notre rapport à la mémoire est-il transformé par l’intelligence artificielle ?

Ces technologies ont pour effet d’externaliser notre mémoire. Cela l’étend, indéniablement, tout comme cela la fragilise. La mémoire est proprement humanisante pour autant qu’elle requiert une démarche de réflexion, d’élaboration. Or, les machines nous dispensent de réfléchir et nous imposent de réagir, nous mâchant ainsi le travail et rendant superflue toute démarche de pensée profonde.

Seule, la technologie ne rendra pas le monde meilleur.

Nous devons nous poser une question sociale, savoir quel monde nous voulons alors que la technologie se développe. C’est justement pour cela que je me dis que ce monde du travail à la demande ne doit pas être un monde invisible. Il faut se demander quel monde du travail nous voulons et cette question ne sera pas réglée par le marché ou la technologie. C’est une question sociale et politique.

«Depuis plusieurs années déjà, nous sommes entourés et dépendants de centaines de machines, plus ou moins interactives, plus ou moins sophistiquées, que nous avons intégrées dans notre quotidien en nous convainquant qu’elles étaient globalement fiables et utiles pour nous. Si l’usage fait de nos données pose des questions récurrentes, nous n’avons pas attendu que toutes les interrogations soient levées pour nous emparer de technologies qui révolutionnaient notre vie. Avec l’arrivée de l’intelligence artificielle, le ton change : notre confiance – pour ne pas dire notre insouciance – est en train de vaciller face aux perspectives vertigineuses qu’ouvre cette rupture technologique.

 


L’arrivée des robots est inévitable.

S’ils sont encore rares en 2018, ils seront plus courants en 2025 et sans doute omniprésents en 2050 dans nos sociétés. De fait, l’intelligence artificielle n’est pas seulement une manne économique pour l’ensemble des pays du monde (dans une étude publiée en juillet 2017, le cabinet PwC estime que le développement de l’intelligence artificielle va permettre de générer 15.700 milliards de dollars de gains économiques d’ici 2030, soit un accroissement du PIB mondial de 14%). Elle est aussi et surtout porteuse d’opportunités de progrès et d’amélioration des conditions de vie du plus grand nombre : véhicules autonomes, systèmes intelligents de sécurité, de gestion de l’énergie ou des transports, aide à la décision dans l’univers professionnel, recherche d’emploi optimisée, médecine prédictive et personnalisée, assistants personnels et robots de compagnie…

Hitch-hikingFamily

Nous apprenons beaucoup de choses dans ce monde mais nous n'arrivons plus à nous comprendre.